Avions et Planeurs (plus de 40)
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Ce site est consacré principalement à l'aéromodelisme, ou plus précisément à la mécanique du vol et l'aérodynamique, appliqué à des modèles réduits.
vous y trouverez donc des informations tres techniques.
recommandé pour la formation des débutants, ou pour les modélistes confirmés voulant se perfectionner.
+ AEROMODELISME
>> Modèles
Introduction au monde compliqué de l'aéromodélisme,
mes 40 modèles RC d'avions/planeurs entre 1997 et 2010 principalement des prototypes expérimentaux avec quelques explications sur les résultats obtenus,
mon plan le plus récent (l'avion RC idéal)
>> vidéos
(tres peu eu l'occasion de filmer malheureusement)
>> Mecanique du vol
Cours sur les connaissances de base
>> Conception performante
Comment s'y retrouver dans cette jungle tres (trop) diversifiée, comment reconnaitre les avions bien conçus (rares), comment obtenir la fiabilité et la performance.
>> Découvertes récentes
(connaissances plus poussées)
>> Fabrication
(mes techniques de fabrication, et des anciens plans)
>> Réglages
Règles et procédures à suivre scrupuleusement et dans l'ordre pour réussir à obtenir de bons réglages
>> Liens
>> Aero Autre
(inclassable,
experimentations en vol libre...)
+ CREATION ARTISTIQUE
>> décos
Décos intéressantes, originales, principalement de maquettes d'avions statiques
bonne visite
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AVIS AUX DEBUTANTS
ARRETEZ TOUS VOS (beaux) PROJETS D'AVIONS ET DE PLANEURS RC
Vous pensiez pouvoir faire ce que vous voulez, réaliser et faire voler l'avion de vos rêves... le rêve s'arrète là.
place à la réalité :
faire voler un modèle RC est quelque chose d'extremement complexe qui nécéssite beaucoup d'acquis :
1) un intéret réel, et une grande curiosité (les avions et planeurs ne sont pas des jouets).
2) une vraie passion pour l'aéronautique en général, des connaissances tres solides en mécanique du vol (vaste domaine).
3) du temps, et beaucoup de patience (toute précipitation conduit inévitablement à la destruction de votre matériel).
4) la connaissance du matériel qui évolue sans cesse et tres vite (on s'y perd tous).
5) un budjet suffisant (ne pas sous-estimer le coût), comprennant du materiel de rechange (tout acheter en double si ce n'est en triple).
6) de la place (surface équivalente à 2 terrains de foot pour un expert, beaucoup plus pour un débutant).
Voici l'histoire récurente de la quasi-totalité des aéromodélistes :
On trouve certains avions tres beaux (Warbirds pour les anciens, Jets militaires modernes pour la plupart, objets volants étranges pour les fans de science-fiction...),
noël arrive, on croit qu'un avion ou un planeur est un jouet (les hélicos oui je suis d'accord mais pas les avions/planeurs),
on se dit qu'on va acheter le nécessaire une fois et le garder durablement,
on cherche soit au magasin de modélisme le plus proche (attention les vendeurs ont les dents longues), soit sur internet sur les site de vente en ligne,
on "Flashe" sur un joli navion avec un look d'enfer,
forcément c'est celui là qu'on veut,
on oubli de chercher des informations parceque... on n'y a pas pensé,
donc, on va se faire arnaquer euh acheter son joli bidule [ connerie n°1 ],
on ouvre la boite, et là AAAARRRRRGGGGGHHH j'y comprends rien,
là on se décide enfin à aller chercher de l'aide sur internet ;
ne cherchez pas 36000 forums en français, il n'y en a que 2 :
http://www.modelisme.com/forum/
http://www.aeromodelisme.org/forums/index.php
on s'inscrit, et on se précipite !
[ énorme connerie n°2 ], on poste un topic suplémentaire rien que pour soi,
parsqu'on s'immagine qu'on est le premier débutant à débarquer sur le forum.
L I S E Z !
un forum est avant tout une ENORME base de données (archives considérables), où toutes les discutions qui vous intéressent ont déja eu lieu !
(à part ce qui concerne le nouveau matériel récent).
le forum modelisme.com existe depuis le début des années 2000, et je peux vous garantir que si vous êtes un lecteur super rapide, et que vous passez toute votre vie à le lire ; avant votre mort vous n'arriverez pas à la moitié (seuls les sujets récents s'affichent, pour les avoir tous depuis la création du forum il faut modifier l'option de recherche).
on se dit que c'est trop le "bordel" tout ça et ça nous prend la tête, donc afin d'éviter une forte migraine on abandonne le forum,
et on tente d'arriver à mettre en l'air ce "truc" tout seul [ connerie n°3 ],
il existe des clubs partout en france, et des modélistes éparpillés...
ne faites rien tout seul,
si vous avez la sensation que vous avez compris complètement l'utilisation du materiel, c'est que vous devez cesser la consomation d'alcool lol
sachez que même les meilleurs experts sont souvent surpris pas des spécificités/faiblesses/défaillances du materiel, et les technologies évoluant tres rapidement, on est souvent confrontés à de nouveaux problèmes inédits.
pour cette raison le club est nécessaire, afin de bénéficier de l'experience de tous les membres ayants probablement chaqun acheté du matériel différent.
donc ; on entame le modèle ;
on s'aperçoit que si on percute encore le sol une fois de plus, ce sera la dernière,
et donc dans l'espoir d'effectuer au moins un vol "réussi" avant le piqué final dans la poubelle...
on retourne sur le forum,
pour demander...
des conseils en pilotage ! mdr
non, n'identifiez pas les (nombreux) problèmes vous-mêmes,
le pilotage n'est qu'un élément de cette pratique et pas le plus compliqué.
on trouve la solution à 1 truc qui n'allait pas, et ça y est on se dit qu'on a tout résolu,
donc on retourne dehors... achever le malheureux oiseau.
Apres un nombre considérable d'allers-retours chez votre arnaqueur de vendeur qui vous vend tout ce qui vous plait en sachant que vous allez revenir vite... (pour "autre chose").
et un découvert sur votre compte ;
la sagesse commence à naitre en vous.
un peu de lucidité jaillit un instant de votre appareil cognitif, et vous commencez enfin à vous remettre en question,
"et si j'étais en fait totalement à côté de la plaque ?" et la lumière fût...
brève.
vous vous orientez certes vers un modèle plus "pour débutant", mais la façon dont vous le dézintégrationnez ne change guère.
quelques années plus tard ;
si vous n'avez pas encore abandonnés,
certes, pour "apprendre" il vous aura fallu "consommer" 15 modèles, 5 accus, 2 récepteurs, 9 servos, 3 controleurs, 5 moteurs, 8 L de colle, 8 rouleaux de scotch armé, et 54 hélices ;
mais, miracle de l'aéromodélisme, vous êtes vivant (eh oui c'est quand même un avantage non négligeable de rester au sol !!!).
finalement vous vous débrouillez pas trop mal,
1 fois sur 4 ... vous aterrissez (sans bruit de craquement).
bon, c'est vrai votre stress atteint des sommêts et vous ne dormez pas la nuit préoccupés par ce domaine incompréhensible où la logique s'apparente au chaos,
ou si vous réussissez à dormir vous faites des cauchemars de crashs de vos joli navions tout neufs qui brillent.
je continue ?
bon, alors, voila maintenant la bonne procédure à suivre :
1) internet est indispensable, allez sur les 2 forums et passez y tout votre temps libre à lire, au moins pendant 6 mois.
2) trouvez des sites internet sur la théorie, et toutes autres informations que vous devez engranger.
3) cherchez tous les clubs et modélistes isolés dans un rayon raisonable autour de chez vous (50 km), rencontrez les et ouvrez les yeux et les oreilles,
attention sans considérer tout ce que vous entendez comme vrai !
le but étant de se faire une idée de la situation de ceux qui galèrent depuis de nombreuses années,
afin d'avoir une vision réaliste de l'aéromodélisme.
4) trouvez tous les instructeurs dans ce rayon, et essayez avec chaqu'un d'eux (normalement tous proposent au moins une fois gratuite).
le but étant de trouver le meilleur,
ou plutot... le moins pire.
comment reconnaitre un bon instructeur ?
le mauvais : grande gueule, souvent président du club (attention je ne cite personne,
la théorie il ne connait pas, des explications ? à quoi ça sert ? il vous passe la double-commande et vous donne les instructions "sur le tas", pas de préparation, pas de briefing,
avec lui c'est la pratique, le nombre d'heures de vol, l'usure, et la consommation de modèles qui vous font progresser.
si vous posez des questions vous aurez des réponses simplistes et douteuses, vous apprendrez en fait probablement plus de choses fausses que de choses vraies.
le bon : calme, zen, ordonné, il prend son temps, si vous n'avez pas de patience vous risquez de ne pas l'apprécier.
c'est apres un long moment d'expliquations théoriques que vous serez enfin confrontés à la mise en oeuvre d'un modèle,
il ne s'arrêtera jamais de parler, toujours des trucs à apprendre, il peut vous saouler, mais n'oubliez pas que c'est pour le bien de votre porte-monaie.
les leçons de pilotage suivront une procédure logique, dans un ordre bien établi, rien ne sera laissé au hazard, serieux et professionalisme.
votre progression sera sereine, vous pourrez vite utiliser vos modèles (mais toujours en sa présence, surtout si il s'agit d'avions "particuliers") la casse sera tres limitée.
vous serez indépendant au bout d'un certain temps (quelques semaines si vous apprenez vite et mémorisez tout bien, mais en général il faut 1 an).
pour la suite, il reste toujours à se tenir au courrant du matériel qui change sans arrêt, et qui vous obligera à garder contact de temps en temps (eh oui l'indépendance totale est impossible dans ce domaine).
avertissements supplémentaires :
- ne vous immaginez pas que parcequ'un appareil électronique se vend il est forcément fiable, la fiabilité on la cherche...
ça dépend des marques (il y en a beaucoup à éviter), vous aurez forcément inévitablement des mauvaises surprises.
- ne vous immaginez pas que les avions/planeurs sont tous conçus serieusement par des gens qui s'y connaissent, les constructeurs serieux et compétents sont rares (il y en a d'exellents qui font des modèles en fibre de verre haut de gamme par exemple, mais si vous cherchez un warbird premier prix fabriqué en chine ne vous attendez pas à un vol satisfaisant).
- comprenez qu'il s'agit avant tout d'un business. vous êtes un consomateur,
et ce que vous consomez c'est des avions !
le vendeur est ravi qu'un de ses modèles vous plaise, il est tres rare qu'il vous dise de ne pas l'acheter !
ne faites jamais confiance à quelqu'un qui vend.
- gérez bien vos dépenses, les sousous s'évaporent vite dans ce domaine quand on ne s'y connait pas assez.
- le joli avion tout rouge avec une belle carosserie qui brille, c'est pas parcequ'il est beau qu'il vole correctement. l'esthétique ne vous donnera aucune information sur son vol !
- les apparences, l'observation de modèles en vol ne vous indiquera quasiment rien sur ses qualités de vol, vous ne savez pas à quel point le pilote se bat avec les commandes,
il faut piloter pour se faire un avis,
autrement on se fait des illusions.
- "perfectionner son pilotage", la plupart des modélistes croient que leurs difficultés sont principalement dues au pilotage, or ce n'est pas le plus important,
si vous voulez impressioner les autres avec des vols impecables, choisissez un bon avion et faites le régler par un expert, c'est la qualité de l'avion qui compte le plus.
(bien que le pilote ne doit pas être abruti non-plus lol).
- le mythe du simulateur de vol, un simulateur peut servir à comprendre les principes de base du pilotage, c'est tout, oubliez le réalisme.
entrainez vous en vrai, certains simulateurs pourraient au contraire vous induire en erreur et vous faire prendre de mauvaises habitudes.
- ne soyez pas influençables, les explications théoriques trop simples sont douteuses, ayez l'esprit critique.
- experimenter avec des petits planeurs de vol libre peut être tres instructif, c'est pas cher, et pas de risque de casse.
si vous n'arrivez pas à régler un de ces petits planeurs, c'est que vous ne pouvez pas régler un modèle RC.
- voltiger en altitude est tres simple ; atterrir non.
ne vous immaginez pas impressionner les autres en faisant des figures improbables en l'air, atterrissez deja sur la piste ce sera bien.
un bon modéliste est avant tout un modéliste qui fait revenir son appareil en un seul morceau, pour savoir à qui vous avez à faire regardez les atterrissages.
- méfiez vous proche du sol, plus on s'en rapproche plus il y a de turbulences, elles sont invisibles donc on a tendance à les oublier.
- l'avion parfait n'existe pas. la qualité d'un avion se détermine par son faible nombre d'erreurs de conception.
- les différents types d'avions volent tres différemment, définissez avant tout le type de vol que vous voulez.
mon premier modèle RC ayant réussi à voler
modèle déconseillé
J'ai commencé l'aéromodelisme rc en pensant qu'une aile-volante pouvait voler aussi bien qu'un modèle classique voir mieux (ce qui est en fait impossible), les avantages de simplicité de fabrication, d'accessibilité, de solidité (durabilité), et de look original motivent souvent les débutants à faire des ailes-volantes.
défauts des ailes-volantes : elles ont toutes (sans exeption) un problème de stabilité en tanguage, le comportement varie avec la vitesse ce qui oblige à faire des compensations au manche à cabrer en vol lent et à piquer en vol rapide. et la finesse est pas terrible.
anecdotes : ne conaissant pas le principe du courrant ascendant dynamique, je suis allé à la pente pour la première fois un jour sans vent et les vols consistaient à aller chercher en bas et à remonter pour relancer... (épuisant).
n'étant pas suffisament rigoureux, j'avais fait de mauvaises tringleries, ce qui fait qu'il y avait du jeu aux gouvernes ce qui était tres gênant en vol (accoups...).
première évolution : un grand stabilisateur vertical central est préférable à 2 aux extrémités. l'idée de sortir les gouvernes derrière l'aile est une erreur (création de trainée induite supplémentaire).
modèle déconseillé
mauvais prototype experimental à na pas reproduire
ayant eu du mal à faire voler mes premièrers ailes-volantes à la pente, je décide de passer aux avions motorisés électriques (les aile-v bimoteur c'etait la mode à cette époque là)
ce modèle a fait peu de vols du fait de son instabilité en tanguage, il a été vite détruit.
anecdote : il était équipé de 2 moteurs à charbons speed400 (pour les anciens qui ont connu) et d'un gros accu ni-cd... l'autonomie était de 2 minutes !
modèles déconseillés
D-20 :
les motorisations précédantes étant trop lourdes, ce modèle a été équipé d'un speed280 et d'un accu ni-mh (révolution pour l'époque).
concernant le profil plat arrangé arrondi au BA, c'est tres facile à fabriquer mais c'est une mauvaise idée (décevant).
qualité : bonne finesse (grâce notament à son aile droite sans flèche).
défauts : léger défaut de stabilité en tanguage (dù au bras de levier un peu trop court), maneuvrabilité insuffisante (ailerons trop petits), moteur devant (chocs).
regardez bien en haut à droite
c'est moi (je me suis pris en photo)
Viser est assez difficile, par conséquent la plupart des photos étaient ratés (soit tout bleu ciel, soit que de l'herbe).
idée abandonnée pour cause de paysages pas intéressants à photographier.
mauvais prototypes experimentaux à ne pas reproduire
aile-volante blanche/grise :
le but était d'améliorer la finesse en supprimant la flèche, celà a effectivement amélioré la finesse, mais les réglages en tanguage sont devenus trop pointilleux.
en plus des inconvénients habituels des ailes-volantes, elle avait une stabilité en lacet (girouette) insuffisante (dù à une corde de dérive trop faible).
le profil d'aile partant d'une aile plate arrangée (cutter puis ponçage) n'est pas assez précis et donc ne donne pas de bons résultats.
spécificité intéressante : les èlevons ayant une grande envergure, une faible corde, étant assez souple, et les servos étant proche des extrémités d'ailes, les gouvernes étaient fixés à l'emplanture et fonctionnaient par torsion (ce qui est plus aérodynamique).
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aile jaune fluo/orange/noire :
retour aux ailes avec BA en flèche pour une meilleure stabilité en tanguage.
il est évident que les 3 pseudo stabs verticaux étaient sous-dimensionnés (choix pour le look) à l'origine (remplacés par la suite),
déroullement des premiers vols : lancée avec un puissant sandow elle partait vite, ce qui faisait que les stabs fonctionnaient, puis elle ralentissait, jusqu'à ce qu'ils ne fonctionnent plus, à ce moment là elle dérappait en lacet puis déclenchait violemment d'un côté et partait en vrille tres rapide dont il était impossible de sortir (jusqu'au sol).
apres changement des dérives plus de problème de déclenchés.
prototypes experimentaux à ne pas reproduire
les Deltas sont des ailes-volantes dont le rapport entre l'envergure et la longueur a été étiré pour une meilleure stabilité en tanguage.
les inconvénients sont les mêmes que pour une aile classique (mauvaise finesse...), sauf que les réglages sont tres tolérants (les importantes erreurs de centrage ne rendent pas le modèle incontrolable par exemple).
ce sont eux qui ont la plus forte flèche au BA, c'est tres pratique pour passer le mur du son, mais autrement ça donne une tres mauvaise finesse.
un avantage intéressant est que la tres grande corde permet un vol tres lent.
Delta gris-métalisé/orange/noir thermique :
la motorisation électrique en étant à ses débuts (puissance et autonomie ridicules) j'ai dù passer au thermique.
j'ai voulu tester un prototype avec 3 gouvernes au lieu de 2 (ça change pas grand chose, si ce n'est que l'absence de différentiel aux ailerons était gênante).
anecdote : les vibrations du moteur thermique favorisent les phénomènes de flutté, lors d'une descente rapide les ailerons se sont mis à flutter, une des 2 commandes d'aileron s'est cassée (j'avais fais l'erreur de mettre des micro-servos et des tringleries trop faibles) laissant libre la gouverne et donc aggravant le flutté de ce côté là ce qui a arraché la toile et le scotch qui servait de charnière... les 2 autres gouvernes restantes ne m'ont pas permis suffisament re garder le contrôle.
Delta monstrueux d'1m d'envergure pour 2700g (sur-)motorisé par un OS61FX de 10cc !
ne surtout pas tenter la même chose !
un lancer horizontal étant impossible avec un avion aussi lourd, le décollage s'effectuait verticallement (en tork) la puissance étant suffisante pour imiter une fusée.
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prototypes experimentaux à ne pas reproduire
Delta blanc motorisé :
retour à l'électrique pour une experience (à l'opposé du lourd thermique), l'hypothèse était que un avion tres léger (seulement 270g) avec une tres grande surface portante pouvait être motorisé par un petit moteur (et par conséquent qui consome peu, augmentant l'autonomie),
eh bien ce n'est pas dutout comme ça que ça marche, minimiser le poids et maximiser la surface ailaire ne permet pas d'utiliser un moteur plus faible (dans l'experience ici un s280 réducté).
la poussée du moteur s'oppose à la trainée, un avion plutot lourd pourra être motirisé par un faible moteur si ça trainée est tres faible.
le poids n'est gênant que en ce qui concerne la capacité ascentionnelle de l'avion.
une aile Delta à profil plat ayant une tres mauvaise finesse, le petit moteur n'arrivait pas à pousser suffisament pour vaincre la trainée.
les décollages se faisaient au sandow, et le moteur plein gaz permettait de descendre moins vite.
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D-19 :
ne voulant pas faire un modèle compliqué avec 4 gouvernes et 3 servos, j'ai experimenté un système de gouvernes trilevons, avec seulement 2 servos on peut contrôler les 3 axes,
le principe c'est que ça fait profondeur, mais en plus lorsqu'on braque différament les 2 gouvernes, ça fait à la fois ailerons, et en même temps dérives car les stabilisateurs sont en V inversé (fort dièdre négatif).
ce qui fait qu'on obtient un contrôle en lacet simultané avec le contrôle en roulis.
ainsi il n'y a pas besoin d'un grand bras de levier sur les côtés aux ailerons, l'effet de roulis induit aidant à virer.
car dans le cas d'un modèle ayant des èlevons aux stabs horizontaux sans dièdre négatif, l'efficacité de la fonction ailerons en roulis est insuffisante, et malgrès un débattement considérable il est tres difficile de faire un tonneau avec.
donc, avec les trilevons vers le bas la maneuvrabilité est bonne,
mais un mouvement en roulis s'acompagne à chaque fois d'un dérappage en lacet, ce qui fait que les toneaux sont fortement bariqués.
l'idée a été abandonnée.
les 2 dérives en ligne c'est pour l'esthétique.
les strakes c'etait pour l'esthétique et pour la maneuvrabilité, mais ça bouzille la finesse.
modèle à ne surtout pas acheter (de toute façon il n'existe plus il en est sorti tres peu d'exemplaires)
petit Delta électrique de seulement 55cm d'envergure,
il était beaucoup trop petit pour une motorisation trop lourde.
la vitesse de décrochage était bien trop élevée, un lancé à la main était impossible.
découverte d'un nouveau problème : l'inertie en rotation en tanguage,
le lourd accu à l'avant, et le lourd moteur (s400) à l'arrière, lui donnait une inertie en tanguage impossible à maitriser à basse vitesse,
il est probable aussi que le débattement en profondeur, étant pourtant au minimum (levier servo trou proche et guignol trou extrémité) était toujours trop fort.
il volait donc comme un dauphin.
en avançant le CG il est probable que j'aurais pu faire disparaitre ce problême, mais la nécéssité à ce moment là de relever les èlevons aurait trop dégradé la finesse, en plus de provoquer un autre problême de stabilité.
il aurait fallu racourcir la queue (pour diminuer le bras de levier de la masse du moteur), et mettre un moteur et un accu plus légers (ce qui n'existait pas encore à l'époque).
de plus, ce modèle avait un vrillage à l'aile (saumon en sous-incidence par rapport à l'emplanture) ce qui est une tres grosse erreur sur un Delta.
il ne pouvait de toute façon pas voler de façon acceptable.
prototype experimental à ne pas reproduire
sur les modèles ayant des ailes à profil plat, il est indispensable d'arrondir le BA afin de garder le plus possible un écoulement laminaire sur l'extrados, il ne faut donc pas laisser un profil planche (BA carré).
c'est l'erreur que j'ai fait sur ce Delta, l'écoulement sur l'extrados était donc entièrement turbulent dès le BA augmentant considérablement la trainée.
et erreur des gouvernes sorties à l'arrière de l'aile (trainée induite supplémentaire).
prototype experimental à ne pas reproduire
experience importante :
au moment où j'ai fais ce prototype experimental, je ne conaissais pas la différence entre finesse et vitesse de chute.
je voulais obtenir un "bon" planeur, et je suis parti dans l'idée de faire une aile Delta avec un maximum de surface pour un poids extrèmement faible.
et la vitesse de chute que j'ai obtenu était effectivement lente.
lors d'un laché en remorquage l'aile a mis 3min40s avant d'arriver au sol.
seulement la finesse désigne la pente, l'angle avec lequel le planeur descend,
et là, la finesse était vraiment mauvaise.
en vol à la pente cette aile Delta faisait du surplace face au vent (difficulté à avancer dans le vent. précision : pente sol de 45°).
cette experience a mis en évidence que le fait de vouloir alléger un planeur n'a aucun rapport avec la finesse (qui ne varie pas avec le poids), un planeur performant n'est pas forcément un planeur léger (au contraire à la pente dans certaines conditions on met du lest pour allourdir nos planeurs).
autre erreur : le dièdre négatif (en aucun cas justifiable).